Kiwi Sparks, la série Spark lue par ses chiffres
Trois boîtiers, deux générations de pods et une série de chiffres qui ne racontent pas tous la même histoire. Les Kiwi Sparks de Kiwi Vapor, c’est-à-dire le Spark d’origine, le Spark 2 et le Spark 2 Pro, se ressemblent en vitrine mais divergent sur leur fiche technique. Une autonomie annoncée qui recule quand la batterie grossit, un pod dont la durée de vie double, une batterie que certains marchands disent intégrée et que le fabricant décrit comme amovible. Avant de choisir, encore faut-il savoir lire ces repères.
Kiwi Sparks, ce que recouvrent les trois modèles
Les Kiwi Sparks sont trois pods à tirage serré, sans bouton, qui se déclenchent à l’inhalation. Le Spark d’origine, au format stylo, embarque 700 mAh. Le Spark 2 garde ce format avec une batterie amovible de 800 mAh et une autonomie annoncée jusqu’à 24 heures. En haut de gamme, le Spark 2 Pro passe au format box avec 1400 mAh, jusqu’à 48 heures annoncées et une vibration toutes les 20 bouffées.
Le vrai repère de la série reste le pod de 2 ml à résistance intégrée, proposé en 0,8 ohm à 15 W ou en 1,2 ohm à 10 W selon Kiwi Vapor. Sa deuxième génération est annoncée compatible avec les trois boîtiers, ce qui en fait l’élément qui compte sur la durée.
Batterie et autonomie, des chiffres à lire avec prudence
La capacité en milliampères-heures est le repère le plus cité par les fiches marchandes, et le plus trompeur quand on le prend seul. Elle se lit avec l’autonomie annoncée et le temps de charge.
700, 800 et 1400 mAh
Sur le Spark d’origine, 700 mAh tiennent dans un appareil de 34 grammes. Le Spark 2 ajoute 100 mAh. Avec 1400 mAh, le Spark 2 Pro offre 75 % de capacité supplémentaire par rapport au Spark 2.
Une autonomie annoncée qui ne suit pas la capacité
Kiwi Vapor annonce jusqu’à 36 heures pour le Spark d’origine et ses 700 mAh, puis jusqu’à 24 heures pour le Spark 2 et ses 800 mAh. La batterie gagne 100 mAh, l’autonomie annoncée perd douze heures. Le fabricant ne publie pas ses conditions de mesure, ce qui interdit d’expliquer l’écart.
Mieux vaut donc comparer au sein d’une même génération. Entre le Spark 2 et le Pro, qui partagent les mêmes pods, 75 % de capacité en plus donnent une autonomie annoncée doublée, de 24 à 48 heures, un écart que la fiche n’explique pas davantage.
Temps de charge et câble
Le Spark 2 se recharge en USB-C sous 5 V et 0,7 A, en 65 minutes environ selon le fabricant, le Pro sous 5 V et 1 A en 90 minutes environ. Diviser la capacité par le courant donne un ordre de grandeur cohérent, environ 69 minutes pour le Spark 2 et 84 minutes pour le Pro. Seul le Pro est livré avec son câble USB-C.
Le pod des Kiwi Sparks, 2 ml et deux résistances
Le pod est la pièce que l’on remplace, et celle qui décide du rendu. Sur les Kiwi Sparks, il contient 2 ml, la capacité maximale autorisée en Europe pour un réservoir rechargeable, et embarque sa propre résistance.
0,8 ou 1,2 ohm
La résistance de 0,8 ohm travaille à 15 W, pour une vapeur plus dense et un hit plus marqué. La version 1,2 ohm fonctionne à 10 W, pour une inhalation plus douce et plus discrète. Les boîtes du Spark 2 et du Pro contiennent chacune un pod de 0,8 ohm.
Le réglage d’air et les embouts
La deuxième génération ajoute le système AirSync, un réglage d’arrivée d’air placé sous le pod lui-même. Deux embouts sont fournis avec le Spark 2 et le Pro, un filtre en coton souple et un drip tip plus rigide. Chez les revendeurs, les filtres se vendent par sachets de 20 et les pods par lots de trois.
Durée de vie d’un pod, ce que change la deuxième génération
C’est le repère qui pèse le plus à l’usage, et le seul que le fabricant chiffre précisément pour la cartouche. Il a doublé d’une génération à l’autre.
| Génération de pod | Bouffées annoncées | Remplissages annoncés | Liquide passé, à 2 ml par remplissage |
|---|---|---|---|
| Pod du Spark d’origine | jusqu’à 5 000 | une dizaine | environ 20 ml |
| Nouveaux pods Spark | jusqu’à 10 000 | jusqu’à 15 | jusqu’à 30 ml |
Comme les nouveaux pods vont aussi sur le Spark d’origine, son propriétaire profite de la nouvelle durée de vie sans changer de boîtier. On retrouve cette continuité de consommables entre générations sur le Wenax M2 de Geekvape.
Ces plafonds restent des valeurs de test. Le signal de remplacement retenu par le fabricant est une baisse de vapeur ou une altération du goût, et sa garantie exclut l’usure normale du pod, ce qui confirme son statut de pièce d’usure.
Batterie amovible, ce que dit vraiment le fabricant
Plusieurs fiches marchandes classent le Spark 2 parmi les pods à batterie intégrée. Kiwi Vapor décrit au contraire une batterie lithium-ion amovible sur le Spark 2 comme sur le Pro. Un bouton de déverrouillage libère la base de l’appareil, que l’on tire pour accéder à la batterie et la déposer en filière de recyclage des déchets électriques.
Le fabricant présente cette amovibilité sous l’angle du recyclage, sans évoquer de batterie de rechange. Amovible signifie donc ici séparable en fin de vie, pas forcément remplaçable, une nuance qui pèse sur la durée de service, comme l’illustre l’Eleaf iStick Pico.
Spark ou Kiwi, deux façons de gérer l’autonomie
Kiwi Vapor vend une autre gamme rechargeable, le Kiwi, dont l’autonomie vient d’un étui de recharge. Son kit d’origine associe un stylo de 400 mAh à un powerbank magnétique de 1450 mAh, soit 1850 mAh au total, capable selon le fabricant de recharger le stylo trois fois de suite. Le Kiwi 2 porte ce powerbank à 1800 mAh.
Le Kiwi d’origine utilise un pod de 1,8 ml, contre 2 ml pour les Spark, et le fabricant vend des cartouches distinctes pour chaque famille. Le choix oppose donc deux architectures, appareil autonome ou stylo et étui, plus que deux capacités.
Le carnet de repères à tenir pour son pod
Les chiffres du fabricant prennent leur sens face à son propre usage. Un relevé tenu pod après pod suffit pour se situer.
| Repère | Valeur annoncée | Ce que l’on note |
|---|---|---|
| Remplissages par pod | jusqu’à 15 | le nombre réel avant remplacement |
| Signal de remplacement | baisse de vapeur ou de goût | la date à laquelle il apparaît |
Sur le Spark 2 Pro, la vibration toutes les 20 bouffées facilite ce relevé, le fabricant la présentant comme une aide pour suivre sa consommation. Le Spark 2 standard n’en dispose pas, même si certaines fiches de revendeurs la lui attribuent.
FAQ
Les questions qui suivent portent sur la prise en main des Kiwi Sparks et complètent les repères techniques détaillés plus haut.
Que signifient les couleurs de la LED ?
En utilisation, une LED blanche indique une charge élevée, une LED jaune une charge qui baisse et une LED rouge une recharge nécessaire. Pendant la charge, elle passe au vert et reste fixe à 100 %. Le comportement est identique sur le Spark 2 et sur le Pro.
Comment remplir un pod Spark ?
On soulève le bouchon en silicone situé sur le côté du pod, on verse le liquide puis on referme soigneusement. Le fabricant conseille d’attendre quelques minutes avant la première inhalation, le temps que la résistance s’imprègne.
Peut-on utiliser des sels de nicotine ?
Oui, le fabricant les déclare compatibles, au même titre que les liquides classiques avec ou sans nicotine. Il recommande des liquides adaptés au tirage serré, d’une viscosité équilibrée pour bien alimenter la résistance.
Que faire si le Spark 2 ne s’allume pas ?
Vérifier d’abord le sens de la batterie, car l’appareil reste éteint si elle est insérée à l’envers, une protection voulue par le fabricant. Si le sens est bon, une LED rouge signale une recharge nécessaire. Au-delà, le support de la marque prend le relais.
Que couvre la garantie ?
Elle couvre les défauts de fabrication et les défauts techniques. Kiwi Vapor en exclut les chutes et les chocs, l’exposition à un liquide, l’usage d’un chargeur ou d’un accessoire non compatible et les modifications non autorisées.
Choisir parmi les Kiwi Sparks en lisant les bons chiffres
Trois repères suffisent à départager la série. Capacité et autonomie annoncée orientent vers le Spark 2 ou le Pro, à comparer au sein d’une même génération. Le pod, commun aux trois boîtiers dans sa nouvelle version, fixe la durée de vie de l’ensemble, et la batterie amovible change surtout la fin de vie de l’appareil.
Pour les Kiwi Sparks comme pour tout pod rechargeable, la fiche technique la plus utile reste celle que l’on complète soi-même, pod après pod, face aux valeurs annoncées. C’est cette lecture des indicateurs, plus que le nom d’une gamme, qui permet de situer son matériel.
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